Madeleine de Grandmaison

Député Européenne,
Vice Présidente du Conseil Régional de Martinique,
Présidente du Comité Martiniquais du Tourisme,
Présidente du Comité de Bassin de Martinique.

Accueil >

Déplacement de Madeleine de Grandmaison à l’île de la Réunion

Déplacement de Madeleine de Grandmaison à l’île de la Réunion

Imprimer ce billet
Recommander cet Article
le Lundi 30 mars 2009
de madeleine

route-tamarin1Pour son premier déplacement dans l’Outre mer en tant que Députée européenne, a décidé , en toute logique, de se rendre à l’Ile de pour remercier Paul Vergès de son « geste de solidarité » en direction des Antilles, mais aussi pour approfondir avec l’ensemble des acteurs réunionnais les pistes d’action possible au Parlement européen pour une meilleure prise en compte des intérêts des par les institutions européennes.

C’est avec un grand plaisir et émotion que Madeleine de Grandmaison a retrouvé nombre d’amis réunionnais avec lesquelles elle avait participé à la campagne des européennes en faveur de la liste « Alliance pour l’Outre Mer » conduite par Paul Vergès et sur laquelle elle figurait en deuxième position. Accueillie à son arrivée à l’aéroport Roland Garros par la Vice Présidente du Conseil régional, Catherine Gaud la première visite de la députée fut pour le Président du Conseil régional, Paul Vergès.
Accueillie avec beaucoup de chaleur par le Président Vergès à l’hôtel de Région, Paul Vergès a renouvelé devant la presse « la confiance, l’estime et l’amitié » qu’il avait pour Madeleine de Grandmaison qui au côté d’Aimé Césaire avait participé à de nombreuses luttes communes pour le respect de l’Outre Mer.

Ayant pris le mandat dans le relais de Paul Vergès, Madeleine de Grandmaison a exprimé « la solidarité de l’Outre-mer » et la nécessité de « faire corps pour que le Sud défende au mieux ses intérêts », dans la perspective de l’après 2013 et de ce qu’il laisse prévoir de diminution des fonds structurels.

Dans son activité de parlementaire, au sein du groupe GUE/NGL, la députée a rappelé qu’elle cherche à faire reconnaître « la valeur ajoutée que les RUP procurent à l’Union européenne » dans de nombreux domaines. « Nous ne devons pas laisser dire et laisser croire que nous serions des danseuses perpétuelles. Nous avons les moyens de ne plus être vus comme des assistés », a-t-elle exprimée.

La députée a aussi exprimé la redoutable difficulté de prendre la suite du mandat de Paul Vergès qui par ses idées audacieuses a toujours été une source d’inspiration aussi bien pour l’ensemble des élus de l’Outre Mer que pour la Commission européenne. Elle a rappelé que c’est Paul Vergès qui en tant que européen a jeté les premières bases de ce qu’on appelle aujourd’hui l’ultra périphéricité. Elle a aussi souligné que Paul Vergès a largement contribué à faire triompher auprès de la Commission européenne de la nécessité d’un renversement d’approche dans les relations entre l’Union et les RUP. Qu’il s’agisse de la lutte contre le changement climatique, de la politique maritime, de la prise en compte de la biodiversité dans les RUP Madeleine de Grandmaison a rappelé que les propositions du Président Vergès « pouvaient nourrir l’action d’un européen pour plusieurs mandatures. »
C’est pourquoi a-t-elle expliqué que « la base politique de son mandat est de promouvoir pour l’Outre-mer un développement durable fondé sur la mise en valeur des ressources de chaque territoire. Ces moyens sont notoirement connus et plusieurs des amendements qu’elle avait présentés, en ajout au rapport sur la Stratégie européenne pour les RUP, mis au vote le mardi 8 avril à Bruxelles par la Commission « Développement régional » du Parlement européen, ont été adoptés : dans le domaine spatial, les énergies renouvelables et l’autosuffisance énergétique, ou encore la biodiversité. Elle a également rappelé qu’elle avait pu faire intégrer à ce rapport un amendement soulignant l’importance des services publics pour la cohésion économique, sociale et territoriale des RUP, en particulier dans les domaines du transport aérien et maritime, de la poste, des télécommunications et de l’énergie.
Si la prise en compte du programme Net-BIOME a pu être actée, la députée a exprimé qu’elle trouvait encore « trop faible » à ce jour l’insertion des RUP dans l’Espace Européen de la Recherche (EER). « Le programme communautaire de recherche est thématique, et si nous ne faisons pas une sensibilisation, les thèmes retenus ne nous concernent jamais », a t elle relevé C’est particulièrement vrai des énergies renouvelables (EnR), a-t-elle expliqué. Si l’éolien ne pose pas de problème particulier, il n’en va pas de même pour d’autres énergies, plus spécifiques aux RUP. « L’ n’a pas de volcan exploitable et on ne parle jamais de géothermie ou de volcanisme», a-t-elle noté.

Le Président Vergès a complété devant les journalistes la présentation de la députée en expliquant que ces contributions, les RUP pouvaient aussi les mettre au service de priorités internationales, en devenant pour l’Europe des laboratoires de pointe dans les domaines du réchauffement climatique et les domaines de recherche Paul Vergès a fait observer que ces différents domaines de pointe (biodiversité, technologie de masse ou énergies) représentent pour les RUP le passage d’une économie coloniale à un système complètement nouveau.

Mais l’Europe est soupçonnée de ne penser aux RUP que lorsqu’elle peut en tirer un avantage, sans s’intéresser plus avant aux intérêts des RUP et aux avantages qu’elles pourraient tirer, dans leur environnement, de leur appartenance à l’Union européenne. Permettre aux RUP d’échanger dans de bonnes conditions avec les pays de leur bassin respectif : tel est l’objectif qui a fait dire à Madeleine de Grandmaison que « les APE peuvent être une bonne chose », s’ils sont négociés en vue d’accroître des échanges équitables.

Evoquant les incertitudes liées à la mise en œuvre des reformes banane et sucre voulues par l’OMC, Madeleine de Grandmaison a rappelé qu’elle avait demandé dans la continuité de l’action de Paul Vergès qu’une étude vienne préciser l’impact environnemental et social de la réforme de l’OCM-Sucre. « Nous ne voulons pas d’une politique de l’autruche », a-t-elle dit, ajoutant que l’Europe aurait tort de laisser passer l’occasion d’un bilan mondial. « Les RUP doivent pouvoir tirer le meilleur parti des évolutions en cours et d’une stratégie plus offensive » a-t-elle aussi déclaré.

Paul Vergès en a appelé à se défaire de cette « force réactionnaire » qu’est la force de l’habitude, pour aller « aux changements que nous dicte l’avenir ». « Il nous faut sortir de la chrysalide – tout papillon qui n’en sort pas, meurt – et faire que cette sortie soit annonciatrice d’un envol… ».

Réagir à "

Déplacement de Madeleine de Grandmaison à l’île de la Réunion

"