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Septembre 1996- Septembre 2006- Le Comite de Bassin de La Martinique : 10 ans

Nous partions de si loin,que tout le monde n'a pas eu l'air de saisir le (tournant capital) qu'a représenté l'application de la loi de 1992 sur l'eau au DOM, et singulièrement à la Martinique.

40 ans de retard ! Sur une gouvernance organisée de la ressource en eau, en réalité encore plus que l'on ne dit ici.


1995 : Le décret d'application

1996 : L'installation du Comité de Bassin avec pour principale mission l'élaboration du Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion de l'Eau (SDAGE)

1997 - 2002 : Long apprentissage de la réflexion concertée sur l'eau, bien de la Nation, les balbutiements de l'éducation à la sauvegarde de la ressource, base d'une culture de l'eau.

En 2001 notre SDAGE commençant sa tournée de consultation a déjà cinq ans de retard sur les autres SDAGE des autres Comités de Bassin français. Il faut le faire connaître, le mettre en œuvre dans toutes ses facettes.

L'eau est l'objet de grandes rencontres internationales, ...........

 

 

Des grands ensembles se créent autour de la Gouvernance de l'Eau, sa préservation, sa répartition, c'est pour nous la découverte du RIOB., qui s'est donnée pour mission d'aider à la compréhension des mécanismes et systèmes liés à la gestion de l'eau, d'être un lieu d'échange d' expériences entre acteurs de terrain, de faire naître une solidarité planétaire autour de l'eau, puisque "L'eau ne connaît pas de frontières".

Par ailleurs, il y a nécessité d' harmoniser les lois, au moins entre pays européens. C'est l'objectif que s'est donnée la DCE pour faire œuvre de protection de gestion durable des eaux et des milieux. Pour cela les options sont claires : Intégrer le citoyen comme gestionnaire. Installer l'eau dans les mentalités comme un bien commun et non comme une marchandise. La défendre contre toute pollution. Faire passer l'idée d'un droit à l'eau, sa gestion doit etre l'affaire de tous. .

C'est tout l'immense chantier ouvert par la Directive Cadre Européenne. A chaque Etat de trouver le meilleur angle d'ajustement des textes sans en détériorer le contenu.
Perçue comme une des clefs de service, pratiquer la gouvernance participative à toute échelle (Ville, Région, Pays, groupement de pays), et bien sûr se doter d'instruments de gouvernance à toute échelle : SDAGE-SAGE, conventions, traités nationaux et internationaux, autant de solutions et propositions des uns et des autres mises en commun pour l'utilisation la plus appropriée.

La Directive Cadre Européenne (DCE), en introduisant la participation du citoyen, l'obligation des résultats quant à la qualité de l'eau et des milieux, l'évaluation des coûts, nous amène à fonctionner au plus près du terrain. Aujourd'hui, le SDAGE, première génération sera révisé, prenant en compte les avis et recommandations du public pour un traitement global de tout ce qui constitue le cycle de l'eau au travers des pratiques des usagers, des milieux dans leur diversité, avec tout ce que cela implique de spécificité liée à notre insularité. Que la DCE nous ait été appliquée, acte d'assimilation sans doute, (au regard de notre statut de DOM°), mais aussi acte d'inscription de notre île dans la problématique mondiale de l'eau, nous remettant en charge de notre bien naturel le plus précieux dont nous nous sommes peu souciés longtemps et pour cause !

Bien sûr il nous revient de rechercher, ou de fabriquer les outils adaptés à notre insularité. Désormais nous disposons d'un cadre, d'objectifs définis, de grands axes méthodologiques, d'une éthique générale fondée sur l'homme et son devenir.

Madeleine de Grandmaison
Vice Présidente du Conseil régional de la Martinique
Présidente du Comité de Bassin
Présidente du RIOB
Septembre 2006