Je ne dirai jamais assez combien les dirigeants martiniquais ont tort de ne pas considérer sur toutes ses facettes l'impact de la politique européenne sur notre économie.
Si comme à l'ordinaire, intégrant la politique d'assistance, on tremble à l'idée de toute variation en quantité des fonds structurels, les dirigeants et Députés de tous bords n'ont pas l'air de prendre en compte les entraves à notre développement économique qu'induisent,
D'une part, les orientations économiques de l'Union Européenne,
D'autre part, les contradictions entre l'Europe et la France en ce qui nous concerne.
Ici à la Martinique que dit le peuple !
La vie est chère. Chère pour toutes les catégories, tous les constituants du peuple.
* La ménagère
* L'agriculteur
* Le transporteur, le bâtisseur
* Le commerçant....
* Commerçants eux ou producteurs tous sont acheteurs et consommateurs et achetant eux-mêmes à un prix élevé, leurs propres prix sont alignés sur l'ensemble.
Il suffit de donner la parole à la ménagère, car son panier est révélateur de tous les secteurs de l'économie, révélateur de l'état de notre production, donc de l'agriculture, de la pêche, de notre secteur industriel.
Dans sa récrimination, il y a le prix du transport, d'autant plus exorbitant qu'il peut lui arriver tous les jours de parcourir l'équivalent de la plus grande longueur ou deux ou trois fois la plus grande largeur de la Martinique pour se rendre et revenir de son travail et cela à quel prix ! 10 à 12 € par jour et par personne. Alors, à la première occasion elle fait un crédit pour acheter une voiture chèrement importée et le cycle de l'endettement, de l'appauvrissement continue et s'accentue.
Après deux ans de luttes intestines au cours desquels certains ont été acteurs, d'autres spectateurs, le moment du bilan est venu, et pour chacun l'heure du choix. Il est évident que le bon choix dans le contexte mondial et plus spécifiquement dans le contexte martiniquais tant sur le plan économique, social que culturel, le bon choix eut été celui
de l'unité des forces progressistes,
pour conduire la Martinique vers le développement et la modernité.
Notre degré de maturité ne semble pas être suffisant pour que ce choix se soit imposé ; alors il nous faut faire avec : nous contenter de quelques individus, Femmes et Hommes-pont ; liant dans un milieu dispersant. C'est dans cette catégorie que je me range.
Il y a pratiquement un an jour pour jour, le Président VERGES me passait le relais après avoir mené un vaillant combat sur principalement trois axes :
• Le changement climatique qui porte en un germe, la désorganisation de nos îles entre autre.
• La réforme de l'Organisation Mondiale du Commerce O.M.C, nos produits : sucre, banane, étant pris en otage dans un marchandage mondial où nos intérêts sont sacrifiés.
• En 3ème axe, la défense des RUP ( Régions Ultra Périphériques) dont nous sommes.