Madeleine de Grandmaison

Député Européenne,
Vice Présidente du Conseil Régional de Martinique,
Présidente du Comité Martiniquais du Tourisme,
Présidente du Comité de Bassin de Martinique.

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POINT DE VUE SUR LA CONSULTATION DU 24 JANVIER 2010

POINT DE VUE SUR LA CONSULTATION DU 24 JANVIER 2010

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le Lundi 18 janvier 2010
de madeleine

Dimanche 24 janvier il ne s’agit plus de statut.
Il ne s’agit plus de création de Collectivité nouvelle.

Il s’agit de mettre en œuvre une loi d’intérêt régional adaptant une loi générale à notre situation particulière. C’était déjà la proposition en 1982.

Ce vote, s’il est positif, corrigera l’anomalie qu’est un Département-Région, car en France, la Région est conçue comme :

L’Union des départements.

Il faut que chaque martiniquais prenne conscience que nous vivons  une période d’évolution des institutions françaises sans précédent.

Nicolas SARKOZY refait la société en « détricotant » l’évolution historique et sociale de la France et des Outre-mers.

Dans cette histoire de la France, nous avons arraché nos acquis :

-    La liberté, 200 ans pour cela.
-    L’égalité sociale, 200 ans dont 50 ans de lutte pour la mise en place de toutes les lois liées à la départementalisation.

Depuis 1970 nous sommes en lutte pour que la Régionalisation soit conforme à notre situation géographique et administrative. En France, la Région est conçue comme « l’Union des départements » pour plus de force de développement. Ici en Martinique, la bonne formule aurait dû être un Conseil Général aux pouvoirs élargis et non ériger le territoire en Région et ajouter un Conseil Régional tout à fait artificiel au regard de la définition de la Région.

La Décentralisation en 1982 a conforté notre situation hors norme en maintenant le Conseil Général et le Conseil Régional sur ce territoire monodépartemental.

Trente ans après, alors que les inconvénients de cette situation  sont connus, sont vécus au quotidien, la collectivité unique réclamée depuis 1982 nous est proposée, mais alors, dans des conditions telles, que les sirènes de malheur ont déjà commencé à affoler le peuple.

Avec le RDM et ses Alliés, nous devons saisir cette occasion d’organiser comme il convient à notre situation, la vie institutionnelle, dans la Constitution française de notre île de 1.180 km² et à 8.000 km de la France.

Nous devons

-    Voter OUI pour la Collectivité Unique.
-    Obtenir en nous battant, qu’elle soit organisée de façon cohérente et fonctionnelle :

?    Avec un mode d’élection assurant une représentation équitable de tout le territoire.
?    Un nombre suffisant d’élus pour un travail efficace.
?    Un contrôle possible de l’exécutif.
?    Des moyens suffisants pour la réussite des politiques publiques (compétences Conseil Général, Conseil Régional réunies).

Nous devons arracher les outils législatifs nous assurant les libertés « nécessaires à notre survie » (Césaire)

-    Liberté douanière (octroi de mer)
-    Liberté commerciale (intégration de notre sphère géographique)
-    Liberté économique (orientation de notre économie, soutien à nos produits)
-    Liberté culturelle (promotion de notre culture, axe et soubassement de notre économie)
-    Liberté politique (à l’intérieur de la Constitution française).

Que l’on ne nous dise pas que dans la Mondialisation cela n’est pas possible !

Que l’on ne nous dise pas que dans l’Europe cela n’est pas possible.

OUI c’est possible dans la mondialisation, car ces aménagements sont une affaire franco-française, affaire entre la France et Nous.

OUI c’est possible dans l’Europe, car là encore, c’est une affaire entre la France et Nous ; l’Europe négocie des dérogations, voire même maintenant des dérogations permanentes.

Notre situation géographique, économique, culturelle nous impose d’avoir

Une Collectivité Unique

Ce sont des raisons aussi particulières, qui ont fait qu’en plein cœur de la France métropolitaine, PARIS jouit d’un statut particulier depuis 1871 !

Que l’on nous colle toutes les lois, mêmes les plus inadaptées à notre situation, n’est pas une fatalité.

C’est le résultat de notre passivité ; Réveillons-nous et démocratiquement exigeons ce qu’il nous faut. Si nous sommes passifs aujourd’hui, nos enfants, nos Jeunes, n’auront le choix qu’entre la passivité et la violence.

Par notre vote le 24 janvier, demandons une Collectivité Unique.

Que nos Parlementaires, forts du soutien populaire, de notre soutien, du souci de l’intérêt général, négocient le contenu pour un possible développement économique, culturel et social de notre territoire.

Pour cela il nous faut être unis, un peuple debout, porté par un idéal de liberté, de justice, de responsabilité et de solidarité dans le grand ensemble français.

« Les Français de France» ne veulent pas de la réforme Balladur,  c’est cette réforme que certains nous proposent d’attendre.
Un sursaut compatriotes ! Votons pour une Martinique vivifiée, votons pour la Collectivité Unique.

Ne disons pas :
« Que nous ne savons pas à quelle sauce nous serons mangés ».

Disons
Que nous aurons ce que nous aurons eu, la détermination de commander.

Madeleine de Grandmaison
RDM

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