Madeleine de Grandmaison

Député Européenne,
Vice Présidente du Conseil Régional de Martinique,
Présidente du Comité Martiniquais du Tourisme,
Présidente du Comité de Bassin de Martinique.

Accueil >

A QUI LES SIÈGES DE L’OUTRE-MER ?

A QUI LES SIÈGES DE L’OUTRE-MER ?

Imprimer ce billet
Recommander cet Article
le Vendredi 29 mai 2009
de madeleine

Samedi et dimanche, plus d’un million d’électeurs de la circonscription Outre-mer sont appelés à voter pour élire leurs trois représentants au Parlement européen. Une circonscription découpée en trois sections, Atlantique, Indien, Pacifique, avec un scrutin complexe et difficilement prévisible.

Les principales formations politiques en présence ont choisi leur tête de liste en fonction de leur potentiel dans chaque section. Même analyse pour l’ordre des deux autres titulaires de la liste en fonction de leurs forces dans leurs sections respectives. Un dosage qui se traduit par au moins trois Réunionnais têtes de liste, Erika Bareigts du PS, Gilles Ponin-Ballom du Modem, et Élie Hoarau de l’Alliance des outre-mers. L’UMP (Marie-Luce Penchard) et les Verts d’Europe Écologie (Harry Durimel) ont opté pour une tête de liste antillaise. Les autres prétendants au siège de cette section sont (deuxième de la liste Alliance des Outre-mers), Patrice Tirolien (deuxième de la liste PS), Max Orville (troisième de la liste Modem), ainsi que Béatrix Arrii (troisième de la liste Alliance écologiste indépendante), Jacques Étienne (tête de la liste divers droite Europe, Démocratie, Espéranto), Annie Marciniak (tête de la liste Rassemblement pour l’initiative citoyenne), Erika Kuttner-Perreau (tête de la liste Libertas), Daniel Mugerin (tête de liste Pour une Europe utile), et Grégoire Andriantsalama (tête de liste Alliance royale).

L’enjeu : la première place sur la circonscription
L’enjeu de ces élections se situe sur la première place sur la circonscription qui déterminera l’ordre des députés élus, en fonction de la section sur laquelle le vainqueur se sera positionné.
Pour y voir plus clair, il faut se référer aux élections de 2004. Le parti socialiste, qui a fini en troisième position sur l’ensemble de la circonscription, aurait obtenu le siège de la section Atlantique avec le nouveau mode de scrutin, alors qu’il avait enregistré moins de 8% des suffrages des électeurs de cette section. Ceci pour les plus importantes. Si l’une des listes, UMP ou celle d’Europe Écologie, remporte l’élection, son candidat pour l’Atlantique, Marie-Luce Penchard ou Harry Durimel, sera élu.
Les autres élus sont dépendants du classement de leur liste sur la circonscription.
Aussi, Patrice Tirolien a plus de chances de siéger au Parlement si la liste PS finit à la deuxième place dans l’Outre-mer et que la moyenne des suffrages dans l’Atlantique est supérieure à celle de la section Pacifique.
Madeleine de Grandmaison ne pourra siéger à Strasbourg que, dans une première hypothèse, si la liste conduite par Élie Hoarau finit à la deuxième place. Et dans une deuxième hypothèse – à l’impossible nul n’est tenu -, si le score de s a liste représente le double des voix de celle finissant en deuxième position sur la circonscription. Pour Max Orville, la troisième place de la liste Modem sur le podium serait la situation la plus favorable, si la section Pacifique est attribuée à l’une des listes précédentes. De fait, et compte tenu de la participation régulièrement plus importante des électeurs réunionnais, le sort du futur député de la section Atlantique dépend plus du classement final de sa liste et de la participation des électeurs de l’Atlantique, que d’une réelle performance électorale sur cette seule section.

Article  paru sur franceantilles.fr

Plus d’informations sur les listes en présence sur www.franceantilles.fr

Réagir à "

A QUI LES SIÈGES DE L’OUTRE-MER ?

"